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Les Survivants de la Baliem

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Film 1
   
Film 2

 

Notre expédition s'est déroulée en deux temps : un trek au cœur du sud de la vallée de la Baliem et la rencontre avec le dernier chef Yali Mabel au nord de Wamena.  

Les survivants de la Baliem : D'ici peu une culture ancestrale remontant à la nuit des temps va disparaître dans les ténèbres de la civilisation. Cela sera le titre de notre film.

L'Indonésie : voir sur notre site Indonésie , la Papua fait partie de celui-ci.

La Papua : La Papouasie occidentale ex Irian Jaya est la province la plus orientale de l'Indonésie, plus de 400000 km², presqu'aussi grande que la France, c'est la dimension de la partie ouest de l'île et qui s'étend sur environ 50 % du territoire de la Nouvelle-Guinée, l'autre moitié étant occupée par l'état indépendant de Papouasie-Nouvelle-Guinée. Lorsque les Portugais ont vu l'île pour la première fois, ils l'ont nommée Ilha dos Papuas (« l'île des chevelures crépues »), du malais papuwah. Plus tard, les explorateurs hollandais l'ont appelée Nouvelle-Guinée car les habitants de couleur noire leur rappelaient la population de la Guinée, en Afrique.

Irian est un terme provenant de la langue Biak, qui signifie « terre brûlante émergeant de la mer ». Sous la colonisation hollandaise, l'Irian Jaya était connue sous le nom de Nouvelle-Guinée hollandaise et lors du transfert de la souveraineté à l'Indonésie, elle a été rebaptisée Irian Jaya ( jaya signifiant « victorieux »). A ce jour elle a retrouvé son nom : Papua.

La vallée de la Baliem : La vallée fertile de la Baliem est d'environ 75 kilomètres de long par 15-30 kilomètres de large, la rivière Baliem traverse la chaîne centrale de la Papouasie. Une plaine d'altitude occupe le fond d'un ancien lac au centre des montagnes à 2800 m d'altitude.  Compte tenu de l'importante pluviométrie de la région, on est sous l'équateur, les montagnes environnantes sont particulièrement ravinées et difficilement franchissables. Les villages Papou sont donc particulièrement isolés, même à quelques kilomètres de Wamena, le chef lieux de la vallée.

   

La vallée est habitée par des tribus de fermiers néolithiques, la tribu des Dani, Yali et Lani. Le fleuve de Baliem, prend sa source dans les montagnes de Trikora . Les premières personnes de couleur blanche ont découvert par hasard la vallée de Baliem en 1938, une surprise de taille pour un monde qui pensait avoir cartographié, étudié et exploré les sites les plus éloignés. Ce n'est qu'en 1945 que l'on s'est intéressé à cette vallée lorsque les rescapés d'un accident d'avion ont été secourus. Les premiers missionnaires sont arrivés en 1954, le gouvernement hollandais s'est établi à Wamena en 1956, ce qui a entraîné des changements dans la vallée de Baliem. Wamena, est le point de départ de notre expédition.

Climat : La meilleure période va d'avril à fin août, car il pleut … moins même en pleine saison dite sèche nous avons eu de la pluie presque chaque fin d'après –midi.

Les habitants : Une vaste chaîne montagneuse traverse l'île d'Ouest en Est et culmine presque à 5000m. C'est avec l'Amazonie, une des rares régions de la planète où vivent encore des populations isolées du monde. Avec seulement 1,5 millions d'habitants, répartis en de très nombreuses ethnies et tribus originales la Papouasie occidentale est très faiblement peuplée. Les tribus de la vallée de la Baliem sont regroupées sous le nom collectif de « Dani » Il existe d'autres peuplades dont les Yali et les Lani, qui se distinguent les unes des autres par leur langue, leur physique, leur habillement et leurs traditions sociales. Les Dani cultivent leur terre fertile. Les hommes portent des étuis péniens (kotéka) fabriqués à partir d'une calebasse cultivée (coloquinte) à cet effet, les lani et Yali le porte, le Kotéka est porté toujours en position « garde-à-vous ». Ils s‘enduisent également de graisse de porc pour se protéger du froid.

Ce qui est frappant ce sont les personnes âgées qui sont en bonne santé, preuve d'un mode de vie sain basé sur un régime simple mais équilibré, de l'exercice physique permanent grâce au travail quotidien dans les champs, des marches énergiques sur les sentiers escarpés, et pour finir, une protection assurée contre la Malaria enrayée par la haute altitude. Cependant, de nos jours, le taux de mortalité infantile dans cette région est très élevé, malgré l'assistance médicale des missionnaires qui ne concerne malheureusement que les villages les plus accessibles.

Matériel à emporter : Télécharger notre fichier

Langues parlées : Nous avons effectué un travail de mots de base sur les langues Dani/Yali/Lani en locution phonétique. A 2 km. près ou d'une vallée à l'autre les mots et intonations changent, mais ce qui ne change pas ce sont les longues poignées de mains et les Wah … Wah … Wah… Si vous y allez compléter par d'autres mots (faites le nous savoir)

Télécharger notre fichier de traduction.

Le Surat Jalan : Indispensable pour pouvoir circuler. En Papua, votre contact s'occupera de celui-ci. Il faut attendre d'arriver sur place à Jayapura pour rassembler tous les documents (photos d'identité (4),photocopie du passeport et photocopie du visa d'entrée en Indonésie.

   

Cartographie : Papua/Maluku au 1 :1500000 de NELLES MAPS. Il existe aussi une carte appelée : Tourist Map. http://papuaweb.org/gb/peta/pu/index.html

L'aérien : C'est avec la compagnie Garuda et depuis Denpasar à Bali que l'on peut rejoindre Jayapura la ville principale de Papua via Timika. +/- 5 heures de vol. De Jayapura à Wamena : vol de 50' effectué par Trigana.

La préparation : Nous ont aidé à la conception de notre expé : adresses en Indonésie :

www.balipassion.net

info@balipassion.net

LEMONNIER ERIC BALI PASSION Des Voyages Authentiques et Sur Mesure. 00 62 8155700079 (midi en France 19 heures a Bali)

En Papua : Yos Awon yosawom@yahoo.com

PO Box 347 Sentani-Jayapura-Papua Indonesia Telp :0062 (0967) 592551 HP : 0062 (0)85210664822

 

L'expédition:

Après plusieurs péripéties finalement le vol Garuda se fera via Timika au Sud de la Papua que l'on atteint en 3heures de vol puis Jayapura en 50 minutes. Nous logeons à l'Indah Sentani, hôtel grand mais laissé un peu à l'abandon, il se situe près de l'aéroport, bon hôtel de transit pour partir le lendemain vers Waména, aussi on peut opter pour la ville de Jayapura où il y a plus d'animations et où l'on peut trouver de tout, là nous rencontrons Yos notre contact Papou et effectuons nos achats d'expé car à Waména tout est cher. Ne pas oublier d'acheter des cigarettes en suffisance car les Papous fument beaucoup … BEAUCOUP !!!!

C'est à bord d'un ATR 72 avion à hélice de Trigana d'une quarantaine de places qu'en 50 minutes on atteint la ville de Waména, l'avion est le seul moyen de transport pour atteindre celle-ci, les vues sont superbes. Le premier choc culturel qui frappe à la sortie de l'aéroport de Waména, c'est le contraste entre les Dani, nus, se rendant au marché de la ville ou remontant vers leur village isolé (généralement situés dans les montagnes, à plusieurs jours de marche) et les Indonésiens « modernes » au volant de leurs motos pétaradantes ou de leurs minibus importés par avion-cargo, à grand frais. Ces immigrés indonésiens sont majoritairement des javanais musulmans, qui, pour la plupart, détiennent les commerces locaux ou travaillent dans les administrations. Il y a quelques années peu de Dani parlaient l'indonésien, ils vivaient à des milliers d'années-lumière les uns des autres mais ces deux trois dernières années la progression de la civilisation a progressé a 200%

     
     

Nous logeons à l'hôtel Baliem Pilamo, là c'est le choc nous rencontrons Willin un Papou en tenue traditionnelle (kotéka) qui pour 2000 roupies fait des photos avec les trekkeurs de passage, ils sont tolérés par les indonésiens aux entrées des hôtels ou restaurant, pour certains c'est un moyen de subsistance mais quelle perte d'identité. Par hasard nous le rencontrerons le soir dans la ville et l'invitrons au restaurant Mas Budi (bonne cuisine)

     

L'après-midi est consacrée à la visite du marché et c'est en cyclo-pousse que nous nous y rendons, celui-ci est une bonne approche des chocs culturels ainsi que de la diversité alimentaire.

     
     

Le Trek :

Waména – Kurima – Wamarek :

Celui-ci peut se faire en 6 jours mais est réalisable en quatre. Nous partons tôt le matin, direction plein Sud vers Sogokmo à bord d'un véhicule un peu douteux, le pont a été réparé et cela nous permet d'aller jusque Kurima point de départ. Nous sommes accompagnés de 5 porteurs et 1 cuisinier et Yos. Le départ est assez violent, cela monte directement et sous la chaleur pas évident mais les premières rencontres sont géniales. Après 2 heures de marche on arrive au village de Kilisé, très joli mais c'est là que les touristes viennent de Waména en deux jours passant par Syokossimo, Didou et moi décidons de poursuivre vers le prochain village que nous atteignons après encore 4 heures de marche avec des dénivelés Papou c'est-à-dire monter descendre ou descendre monter. La rencontre avec les anciens qui descendent de leur culture en terrasse est toujours un moment de partage et reste impressionnant par contre les enfants sont toujours enthousiastes de nous voir. La descente sur le village de Wamarek à travers les cultures est très difficile et pénible et après la traversée un peu délicate d'un petit pont nous arrivons au village donc de Wamarek là, nous distribuons aux enfants de petits ballons et un habitant se propose de nous loger dans son habitation traditionnelle (honay) elle est ronde et surmontée d'un toit de chaume en forme de dôme, à l'intérieure il y a la partie basse comprenant la cuisine et le foyer au centre, la partie réservée aux animaux (cochon) et on peut accéder à une partie supérieure pour dormir mais vu les fumées du foyer il vaut mieux dormir en bas, si vous avez l'occasion ne pas hésiter à dormir dans celle-ci car de plus en plus elles sont remplacées par des maisons en planches et toit en métal. Nos porteurs nous demandent si l'on a des médicaments contre les douleurs …. Distribution générale par contre eux ils se soignent avec une plante style ortie qui fait activer le sang. Les enfants sont vraiment intrigués par notre caméra et je m'amuse à les filmer en même temps qu'ils se voient dans l'écran … moment magique. Leur alimentation est à base de patates douces (erom). Les Dani en cultivent 70 espèces différentes. Certaines ne peuvent être consommées que par un groupe particulier, comme femmes enceintes ou bien hommes âgés.

       
       
       

Wamarek – Wésagalep :

Une des plus belles journées au niveau des paysages mais encore une fois beaucoup de dénivelés, nous partons 07.30h. et quittons ce petit havre de paix comme échoué sur île en pleine métamorphose. Nous décidons de partir tôt car le ciel en début d'après-midi devient menaçant (pluie à partir de 15.00h) et le ciel donne tout ce qui peut !!! Cà et là nous rencontrons encore des anciens qui sont toujours aussi impressionnants. Aujourd'hui nous sommes confrontés à certains passages de petites escalades, ma grande crainte c'est la pluie dans ce genre de sentier. Après 2h1/2h. de marche on atteint le pont qui permet de traverser la Baliem, il faut être très prudent car les planches de bois cèdent sous le poids des personnes, il faut marcher sur le câble central ou latéraux !!! Depuis ce pont la remontée est digne d'une grande étape du tour de France, peu avant l'arrivée au village la montée est très raide et la pluie arrive, nous rencontrons un papa et ses trois enfants. Finalement nous arrivons vers 16.00h au village de Wésagalep dans le brouillard et sous la pluie, nous logeons dans l'école. Notre soirée est mémorable entre la distribution de ballons pour les enfants, rencontre avec les habitants où nous achetons trois arcs venus de la nuit des temps, chaque flèche sert pour une utilité bien précise …. Pour chasser les oiseaux, le porc et …. être humains !!!! Simon un de nos porteurs avec qui le courant est plus que bien passé traduit le listing Indonésien en langue Lani. Soirée assez humide et froide il pleuvra toute la nuit.

       
       
 
       

Wésagalep – Userem :

Nous démarrons tôt mais ce que nous redoutions est arrivé …. La pluie, il a plu toute la nuit et le chemin forestier est plein de boue et glisse de toute part, là les bottes sont très utile (acheter une paire de bottes bon marché et la laisser aux porteurs après). Le chemin est de toute beauté certains endroits nous font penser au Kilimandjaro la première grande expé que Didou et moi avons faite ensemble. C'est l'influence ce matin les femmes du village partent pour un petit marché local et nous sommes accompagnés également par un guerrier chasseur avec qui nous avons conversé toute la soirée dernière. Certains passages sont vraiment délicats notamment sur les mini ponts de bambou où je suis passé à travers et un peu plus loin Didou a chuté également, il faut être très vigilant jusqu'au petit marché ou nous distribuons des parapluies armes idéales contre le soleil, là également on peut choisir deux options soit partir vers la droite vers Pukam ou traverser le marché direction Userem. Dans cette partie de rando on passe la barre des 2200 mètres d'altitude, malheureusement il n'y a aucune carte précise. Une heure plus tard par un chemin de descente assez pentu nous arrivons à une rivière où nous faisons une petite halte. Pour ne pas changer la valse des montées et descentes recommencent avec des passages raides et glissants, mais au détour du chemin nous rencontrons un enfant avec qui nous sympathisons et après quelques minutes cela se transforme en des dizaines d'enfants qui nous accompagnent jusqu'au village d'Userem où nous arrivons vers 15.00h. Pour ce soir notre logement est un peu insolite cela sera l'église.

         
         
 
 
         

Userem – Kurima – Waména :

Nous sommes partis de moins d'une heure que notre ange gardien Simon (porteur) crie et fait un bon de côté il nous montre une sorte de Lombric qui paraît-il par sa piqûre vous fait disparaître en 5 minutes. Les sentiers sont toujours très dangereux et Didou se prend une superbe gamelle dans cailloux. Après 2h. de marche nous atteignons un superbe pont en bambou qui traverse la Mugui river. Après une grosse remontée et le passage par un pont suspendu au-dessus de la Baliem nous revenons à notre point de départ de Kurima puis transfert jusqu'à Waména. Le soir même nous fêtons la fin du trek au restaurant Mas Budi en compagnie de nos porteurs.

       

Invitation Papou :

Le chef du village de Woma situé près de Waména est mort et nous sommes invités par un clan à la cérémonie de crémation. Le rituel est immuable et les anciens prennent la situation en main car eux seuls gardent tous les secrets ancestraux de ces cérémonies. Tout d'abord les familles arrivent par clans et pleurent le mort et offrent cochons, riz, tabac etc … Puis la fête commence …. c'est-à-dire qu'après avoir « béni » les arcs à flèches ils tuent tous les cochons mais pas directement, la méthode consiste à tirer sur le cochon à l'endroit du cœur pour le blessé et le laisser courir partout et puis de l'achever mais suivant la taille de la bête cela prend des tournures assez épiques. Après ils allument un grand feu afin de faire brûler les cochons pour enlever leurs poils et puis ils passent à la découpe et à la cuisson le tout sera partagé par les convives.

     
     

Les Momies :

Mumi comme ils disent ici, elles sont noires et desséchées et vieilles pour certaines de plus de 300 ans elles ont été découvertes dans plusieurs villages de la région. Elles méritent le coup d'œil, nous avons vu celle d'Aikima et celle de Sumpaima.

       

Puits d'eau salées : Sur la route vers le village d'Anémayugi et en face du Guest-house Lauk-Inn prendre la route qui se dirige droit vers la montagne, passé la plaine par un sentier abrupt (la dernière partie est assez pénible) on découvre un puits d'eau salée. Pour extraire le sel, les Dani prennent des tiges de bananiers qu'ils coupent en lamelles puis qu'ils plongent ensuite dans l'eau salée afin qu'elles l'absorbent. La tige est alors séchée et brûlée, et les cendres recueillies sont utilisées comme du sel mais ils en mangent directement comme friandises.

   

Les survivants de la Baliem :

Au village d'Anémayugi reste l'irréductible chef papou : Yali Mabel et son clan désireux de montrer et d'entretenir la civilisation de son peuple, malheureusement dans un futur proche tout cela n'existera plus !!!! Cette journée restera gravée à jamais dans nos mémoires, arrivé près du village nous apercevons sur son Kaïo (tour de guet) le chef qui crie « Naorawah » « Ils arrivent » c'est-à-dire les ennemis sont là !!!

     

Les « guerres » tribales qui se déroulaient autrefois et étaient déclenchées la plupart du temps par des disputes à propos des femmes qu'ils enlevaient à d'autres clans ou des cochons, appartiennent désormais au passé, bien que l'on puisse encore assister à certains combats, les derniers recensés datent de 1988. Désormais, les Dani prennent un réel plaisir à revêtir leur tenue de guerre pittoresque, grande source d'amusement et de fierté, visant généralement à impressionner non seulement les gens de passage, mais également leurs femmes. Nous avons assisté à un simulacre de guerre avec 30 guerriers. Pour notre reportage et notre film nous nous sommes rapproché d'eux, mais je n'étais pas très rassuré, seul au beau milieu du « champ de bataille » en plus ils prennent un malin plaisir de venir vers vous avec leur arc flèches pointée dans votre direction et de tirer la corde à vide l'effet y est !!!! Nous avons offert un couteau au chef Yali Mabel, il nous expliquera plus tard qu'il a tué 4 personnes et a été transpercé par une flèche pendant ces guerres tribales. De nombreux Dani se mettent de la graisse de porc dans les cheveux et enduisent leur corps de graisse de porc et de suie pour s'assurer santé et chaleur.

       

Après avoir dansé près du Kaïo nous avons offert au chef un couteau puis nous sommes introduits au village où nous sommes reçus par les femmes, pour certaines revêtues de peinture. Hommes et femmes tournerons ensemble près de l'arbre principal.

     
     

Après l'installation, on procède à l'exécution du cochon à l'aide d'un arc et d'une flèche mais pas directement ils le blessent à l'endroit du cœur et le laisse courir pour se vider de son sang, puis ils préparent le feu en frottant un morceau de bambou sur un bloc de bois et de la paille 30 secondes et c'est parti !!!! Les Papous ne disposent pas d'instrument de cuisine. Les patates douces et la viande de porc sont cuites à l'étouffée, au milieu d'un empilage d'herbes et de pierres préalablement chauffées sur des feux de bois. Après avoir coupé les oreilles et la queue du cochon et avoir placé le tout à l'intérieure de la case principale comme talisman, la viande est placée en dernier et cuite dans son propre jus, ce repas est délicieux et tout le monde s'est régalé ! Les Papous consomment le porc. C'est le seul animal d'élevage avec quelques volailles.

       
       
 
       

Dans la cases des femmes, celles-ci nous montrent l'amputation d'une ou plusieurs phalanges fait avec une hache de pierre, elles se coupent celles-ci à la mort d'un proche (enfants, mari); surtout les femmes âgées dont les doigts ont été coupés à la deuxième jointure. Elles se couvrent aussi d'argile et de boue au moment d'un deuil.

     

Les Dani demeurent polygames; un homme peut en effet avoir autant de femmes que ses moyens le lui permettent. Les épouses s'achètent contre des cochons et l'homme doit en donner quatre ou cinq d'une valeur de 30€ chacun à la famille de la future épouse. Nous terminons cette superbe journée par un concours de tir à l'arc, nous avions pris avec nous des arcs modernes afin de leur offrir …. Les papous sont meilleurs surtout les anciens qui ont mis plein centre !!!

     

Il y aurait tant à raconter au sujet de ce voyage mais nous souhaitions cette année vivre une expérience humaine venue de la nuit des temps et surtout éveiller la curiosité et donner à d'autres peut-être l'envie de partir dans la vallée de la Baliem. Ce qui nous a marqué chez ce peuple séculaire, c'est leur regard. Nous avons le sentiment que certains d'entre eux, en particulier les plus âgés, peuvent voir au-delà de notre apparence physique, pénétrant le fond de notre âme et de notre pensée, ainsi que leur sens tactile de serrer les mains délicatement chose que nous, habitants du « monde civilisé », avons complètement oublié.